soutien de la presse polonaise!!!

soutien de la presse polonaise!!!
Ce mercredi, les deux principaux quotidiens de Pologne, Gazeta Wyborcza et Rzeczpospolita, sont sortis dans les kiosques avec des unes censurées. De larges bandes noires ont rendu leur première page illisible, en signe de protestation contre l'oppression des médias libres en Biélorussie.
L'action conjuguée des médias polonais et d'Amnesty International répond à "la violation des droits de l'homme et [à] la campagne de Loukachenko [le président biélorusse] contre les médias indépendants. L'indignation massive du public international a déjà contribué plusieurs fois à atténuer les sentences et à faire cesser les poursuites.
Aujourd'hui encore, elle peut être utile", écrit la rédaction de Gazeta Wyborcza dans son éditorial.



Source : COURRIER INTERNATIONAL et © Association Paris-Minsk
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# Posté le vendredi 25 novembre 2005 15:01

Modifié le vendredi 25 novembre 2005 20:13

Mort d'un journaliste au Bélarus: RSF dénonce le refus d'une enquête

Mort d'un journaliste au Bélarus: RSF dénonce le refus d'une enquête
L'organisation de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé mercredi le refus des autorités bélarusses d'ouvrir une enquête criminelle sur la mort d'un journaliste d'opposition à la mi-novembre.

Le corps de Vassili Grodnikov, 66 ans, journaliste au quotidien d'opposition Narodnaïa Volia (La volonté du peuple), connu pour ses articles critiques à l'égard du pouvoir, a été découvert le 18 novembre par son frère, Nikolaï, dans sa maison à Zaslavl, près de Minsk.

"Compte tenu d'un certain nombre d'éléments accréditant la thèse de l'assassinat pour des raisons professionnelles", RSF exprime "sa profonde inquiétude" après l'annonce lundi par le parquet d'un district de Minsk du refus d'ouvrir une enquête dans cette affaire, selon un communiqué parvenu à l'AFP.

Le Parquet a estimé que le journaliste était tombé et s'était cogné tout seul à la tête. Le frêre du journaliste a accusé le régime de l'autoritaire président Alexandre Loukachenko d'avoir fait assassiner son frère, affirmant qu'il y avait "beaucoup de sang" et des traces de lutte sur les lieux.

"Nous craignons ne jamais connaître les circonstances exactes du décès de Vassili Grodnikov, comme ce fut malheureusement le cas pour deux autres journalistes, Veronika Tcherkassova et Dmitri Zavadski", écrit RSF.

La première avait été assassinée à son domicile de Minsk, le 20 octobre 2004, de plusieurs dizaines de coups de couteau. Le second a disparu le 7 juillet 2000, à l'aéroport de Minsk, et l'enquête sur sa disparition a été close.

Ces crimes ne doivent pas rester impunis", estime RSF, exigeant du président bélarusse Alexandre Loukachenko "de ne pas classer l'affaire Grodnikov sans avoir sérieusement envisagé la thèse de l'assassinat".

Interrogée par l'AFP, l'administration présidentielle s'est refusée à tout commentaire.
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# Posté le vendredi 02 décembre 2005 18:29

Modifié le dimanche 15 janvier 2006 08:01

L'université de la résistance biélorusse exilée en Lituanie

L'université de la résistance biélorusse exilée en Lituanie
Interdite par Loukachenko, car trop européenne, l'EHU a repris à Vilnius.





Ses amis lui ont recommandé de ne pas repasser par Minsk. Le Parlement vient d'adopter une loi punissant de prison les Biélorusses «qui discréditent le pouvoir à l'étranger». Anatoli Mikhaïlov, venu à Paris chercher des soutiens pour son université, n'a pourtant rien à se reprocher. Mais aux yeux de Minsk il est un dangereux opposant : il dirige l'Université européenne des sciences humaines (EHU), fermée par le président Alexandre Loukachenko et rouverte cette année à Vilnius, dans la Lituanie voisine. Et il s'exprime librement à l'Ouest.

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L'histoire de cette université, symbole de la résistance à Loukachenko, est révélatrice de la dérive autoritaire d'un régime devenu la dernière dictature d'Europe. Créée à Minsk en 1992, au lendemain de l'indépendance de cette ex-République soviétique, elle se fixe pour mission de former une nouvelle élite, apte à mener la transition à la démocratie. «Les sciences humaines avaient été laminées, souligne Mikhaïlov, spécialiste de philosophie allemande, nous n'avions pas les gens pour répondre aux défis d'une société post-totalitaire.»

Très vite l'université est un succès. Les fondations américaines ­ de George Soros, du département d'Etat, la Mac Arthur Foundation ­ assurent son existence financière. Mais surtout, alors que l'idéologie pèse dans les universités d'Etat, elle propose des formations de niveau européen. Quelle que soit leur discipline ­ études européennes, droit international, philosophie politique, gestion des ONG ­, les étudiants suivent les cours dans deux langues étrangères et le latin est introduit dans tous les cursus. La nomenklatura y envoie ses enfants : le fils du ministre des Affaires étrangères en est un diplômé.

Mais Loukachenko prend ombrage de cette réussite. L'ancien patron de sovkhoze, qui rêve de réunir son pays à la Russie, a en horreur tout ce qui ressemble à une société civile. Ces étudiants tournés vers l'Ouest ne risquent-ils pas d'essaimer leurs idées ? Beaucoup obtiennent des bourses pour l'Allemagne ou les Etats-Unis, voire la France. En janvier 2004, le pouvoir réclame la destitution du recteur.

Le bras de fer dure six mois. Le 21 juillet, l'administration présidentielle donne quinze jours à l'université pour libérer ses locaux. Le 27, le ministère de l'Education lui retire sa licence. Lors d'un meeting en septembre, Loukachenko donne la vraie raison de sa vindicte : «Cette université formait une nouvelle élite qui, le moment venu, allait livrer le pays à l'Ouest.» Un an plus tôt, Loukachenko a déjà contraint à la fermeture un lycée privé, coupable d'enseigner en biélorusse et non en russe. Depuis, des cours sont organisés dans des appartements.

L'EHU a eu plus de chance. Le président lituanien Adamkus, un Américain d'origine lituanienne rentré après la chute de l'URSS, n'a pas été long à proposer son aide. Des locaux de l'université de Vilnius sont mis à disposition, des visas accordés gratuitement aux professeurs biélorusses qui viennent enseigner deux ou trois jours par semaine. A sa réouverture, le 7 octobre, 171 étudiants étaient inscrits en première année et 100 en magistère. Par ailleurs, 293 suivent des cours par correspondance, essentiellement sur Internet (www.ehu-international.org).

Promesse d'aide. Les Américains assurent toujours l'essentiel du financement. Mais les Européens commencent à se réveiller. La Suède, le Luxembourg et la Belgique ont débloqué des fonds. La France, elle, soutient à Minsk le Centre franco-biélorusse de sciences politiques. Surtout, la Commission européenne a promis une aide à partir de 2006. «Nous avons qualifié notre université d'européenne au nom des valeurs européennes. Mais pour aider, les Américains sont vraiment plus efficaces», sourit le recteur.



par Véronique SOULE
QUOTIDIEN : samedi 17 décembre 2005
Source: Libération
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# Posté le dimanche 01 janvier 2006 12:56

Modifié le dimanche 15 janvier 2006 07:57

La France affiche son soutien au chef de l'opposition biélorusse

La France affiche son soutien au chef de l'opposition biélorusse
La France affiche son soutien au chef de l'opposition biélorusse
LE MONDE | 10.01.06 | 14h05 • Mis à jour le 10.01.06 | 14h21








Le chef de l'opposition biélorusse, Alexandre Milinkevitch, a été reçu à Paris, lundi 9 janvier, par le ministre français des affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, qui a exprimé à cette occasion son "soutien" à l'idée d'une démocratisation en Biélorussie, république de 10 millions d'habitants dirigée, depuis 1994, par l'autoritaire président Alexandre Loukachenko, fidèle allié du régime de Vladimir Poutine dans l'ancien espace soviétique.


Une élection présidentielle est prévue en Biélorussie le 19 mars. M. Loukachenko compte briguer un troisième mandat à la tête du pays, après avoir fait lever, lors d'un référendum contesté, tenu en octobre 2004, tous les obstacles à la reconduction indéfinie de son pouvoir. M. Loukachenko a essuyé les remontrances de l'Union européenne pour sa répression politique et l'étau qu'il maintient sur les médias. Mais il a reçu, en décembre 2005, le soutien ouvert de M. Poutine lors d'une rencontre dans la ville russe de Sotchi. Moscou subventionne, depuis des années, le régime de M. Loukachenko par des tarifs gaziers préférentiels.



CHAPE DE PLOMB


Peu d'observateurs, à ce stade, parient sur les chances d'une "révolution" à l'ukrainienne en Biélorussie. M. Milinkevitch lui-même souligne que l'opposition a bien du mal à se faire entendre, faute de relais dans les médias, et en raison du climat de peur et de résignation mêlées qui règne dans un pays aux mentalités fortement soviétisées. Pourtant, des dizaines d'ONG, soutenues par des réseaux en Pologne, en Lituanie, et par des fondations occidentales, ainsi que des organisations de jeunes Biélorusses comme Zubr (Le Bison), tentent de briser la chape de plomb et de relayer le mécontentement social.

En organisant des entretiens officiels avec M. Milinkevitch au Quai d'Orsay et avec des conseillers de M. Chirac à l'Elysée, la France est devenue le premier pays de la "vieille" Europe à appuyer publiquement les forces anti-Loukachenko à l'approche de l'élection du 19 mars. M. Milinkevitch est une figure peu connue. Ce physicien de 58 ans, originaire de la ville de Grodno, dans l'ouest de la Biélorussie, a été choisi en octobre pour prendre la tête de l'opposition en raison de son engagement au sein du mouvement des ONG. Il espère que la foule descendra dans la rue aux lendemains de l'élection présidentielle, dont il ne doute pas qu'elle sera falsifiée. Il prend soin, aussi, de ne pas présenter l'opposition biélorusse comme une force "antirusse".

Avant de se rendre à Paris, M. Milinkevitch a rallié des soutiens en Pologne et en République tchèque, où il était l'invité de Vaclav Havel. La diplomatie française, en faisant bon accueil à l'opposant biélorusse, semble avoir saisi une occasion de se montrer sensible aux priorités des nouveaux pays membres de l'Union européenne. Mais il n'est pas certain que M. Douste-Blazy cherche à donner une grande résonance à cette prise de position lors de la visite qu'il compte prochainement effectuer à Moscou.


Natalie Nougayrède
Source: Article paru dans l'édition du 11.01.06 LE MONDE

# Posté le vendredi 13 janvier 2006 18:14

Modifié le lundi 13 février 2006 08:21

Les présidentielles en Biélorussie se dérouleront dans le calme (Loukachenko)

MINSK, 12 janvier .
~~~~ Les futures présidentielles en Biélorussie prévues pour le 19 mars prochain se dérouleront dans le calme, est persuadé le chef de l'Etat biélorusse Alexandre Loukachenko.


"Vous pouvez être absolument certains que le pouvoir n'admettra pas la déstabilisation de la situation dans le pays", a-t-il notamment déclaré, en intervenant jeudi devant les journalistes dans le cadre de son déplacement de travail dans la région de Vitebsk.

"Nous n'avons pas besoin de falsifier les élections. Par contre, nous faisons tout pour que personne ne puisse nous en accuser, ne fût-ce que par inadvertance. Nous avons enregistré tous les candidats à la présidence, et nous collectons pratiquement les signatures à leur place, mais on ne cesse de nous critiquer. Le pouvoir ne pose d'obstacles à personne. La campagne présidentielle a commencé et je n'ai rien changé à mes habitudes de travail. Je serais même plutôt moins actif que d'ordinaire", a indiqué Alexandre Loukachenko.

"Nous ne voulons empêcher personne d'agir. Nous tenons à ce que tous ceux qui veulent se présenter aux présidentielles le fassent, et que le peuple décide qui sera président. Néanmoins, beaucoup ont "sillonné" l'Occident en quête d'argent et déclarent aujourd'hui leur volonté d'occuper le poste de président. Il va de soi que le peuple ne manquera pas de leur demander où ils se trouvaient jusqu'ici? Personne ne cherche à se maintenir au pouvoir par la force. Nous n'en avons guère besoin. On est suffisamment crédible aux yeux des gens", a souligné en conclusion le chef de l'Etat biélorusse.



Source: RIA Novosti

# Posté le samedi 21 janvier 2006 12:20