Dépêche publiée le 19/03/2006
Par Célia CHAUFFOUR, d'après RIA Novosti
Tbilissi, 19 mars 2006 - "Bruxelles devrait publiquement condamner la présidentielle biélorusse et refuser de reconnaître ses résultats", a déclaré le président géorgien Mikhaïl Saakachvili dans une interview au quotidien anglophone International Herald Tribune, et rapporté par l'agence de presse russe RIA Novosti. "A l'instar des élections truquées qui ont débouché il y a deux ans sur une "révolution des roses" dans mon pays, l'élection de dimanche sera moins un scrutin qu'une fraude électorale massive", a-t-il indiqué.
"Pendant le scrutin, aucun événement dramatique ne pourra se produire, mais à son issue tout est possible. L'opposition biélorusse s'est unie autour d'un candidat et promet de faire descendre les gens dans les rues pour protester contre la farce que sera inévitablement l'élection", a estimé Mikhaïl Saakachvili.
Le président géorgien a appelé l'Union européenne à soutenir plus activement l'opposition en Biélorussie. "En Occident, on oublie complètement l'existence de la Biélorussie. Ce sont les manifestations de rue et la façon dont l'Europe y réagira qui vont montrer si le continent est prêt à mettre fin à la dictature sur sa terre", a indiqué Saakachvili. Selon lui, l'Union européenne doit jouer en Biélorussie "le rôle décisif qu'elle avait joué pour l'affirmation de la démocratie en Ukraine".
"Il y a un peu moins d'un an, en visitant la Géorgie, le président George W. Bush a qualifié mon pays de "phare de la liberté" : c'est pour cette liberté que se lèvera prochainement le peuple biélorusse. Je suis fier que la Géorgie rejoigne le rang des pays qui le défendent", a rappelé le chef d'Etat géorgien.
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