Lundi 02 Mai 2005
Un article publié dans le dernier numéro de l'hebdomadaire russe "Arguments et Faits", et intitulé "Bélarus : la surprise de Condoleeza Rice"selon l'article, Washington a donné à Loukachenko 18 mois pour quitter le pouvoir. Sorte d'« utimatum » qui s'aligne sur la prochaine échéance électorale pour Lukachenko, et qui se fera "avec ou sans l'appui de Moscou".
Pour Washington, la situation en Biélorussie, pays désormais référencé parmi les "postes avancés de la tyrannie", restera un soucis de préoccupation majeur tant que Loukachenko sera au pouvoir. Les prochaines élections présidentielles en Biélorussie sonnent donc le glas de la dernière chance pour Loukachenko.
Jeudi 5 Mai 2005
Le président américain George W. Bush,«L'un des rôles que les Etats-Unis peuvent jouer est de s'exprimer avec équité sur la nécessité que le Bélarus soit libre (...) et de s'assurer que les élections soient libres», a-t-il ajouté. Les Biélorusses sont appelés à se rendre aux urnes en 2006.
«Nous travaillerons avec vous, pays de la région, pays libres du monde, pour insister pour que des élections libres aient lieu»
Il y a deux semaines, la cheffe de la diplomatie américaine Condoleezza Rice avait rencontré des dissidents biélorusses et appelé au changement.
Samedi 14 mai 2005
La ministre des affaires étrangères Condoleezza Rice a mis en garde le président Biélorusse durant sa visite en Russie déclarant "La Biélorussie est la dernière véritable dictature de l'Europe centrale....Il est temps que le changement intervienne au Belarus", a affirmé Condoleezza Rice lors d'une conférence de presse conjointe avec le président lituanien Valdas Adamkus.
Lundi 16 Mai 2005
Pour son troisième sommet, le Conseil de l'Europe a réuni la quasi-totalité des Etats du continent européen, à l'exception du Bélarus, dont le régime autoritaire du président Alexandre Loukachenko reste au ban de l'organisation.
"Un voisin de la Lituanie reste une zone d'ombre sur la carte des démocraties européennes," a souligné le président de l'Etat balte Valdas Adamkus.
A l'ouverture du sommet de deux jours du Conseil de l'Europe à Varsovie, le chef de la diplomatie française Michel Barnier a lancé lundi un appel aux réformes démocratiques au Bélarus, considéré comme la dernière dictature d'Europe.
«Je voudrais naturellement saisir cette occasion pour inviter le Bélarus, qui manque encore à l'appel, à faire les efforts indispensables, exigeants, concrets et nécessaires afin de rejoindre nos 46 Etats au sein de ce Conseil», a-t-il déclaré.
Ancienne république soviétique, le Bélarus, voisin des pays baltes, est dirigé d'une main de fer par l'autoritariste président Alexandre Loukatchenko depuis 11 ans. Les Biélorusses sont appelés à se rendre aux urnes en 2006.
Le Bélarus est le seul pays européen ne participant pas au Conseil, et le seul n'ayant pas adhéré à la Convention européenne des droits de l'homme de 1949.
Mardi 17 Mai 2005
M. Bush a répété les propos tenus à Riga, selon lesquels la Russie profitera de l'émergence de démocraties autour de ses frontières, une claire allusion au Bélarus qu'il avait qualifié ce week-end de "dernière dictature d'Europe".
A Prague, la presse est acerbe. "Il ne sert à rien, comme l'a fait Bush, d'appeler à la vérité historique sur l'occupation de la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie, puis de se bourrer de caviar à une réception en compagnie de Poutine et du dictateur bélarusse Loukachenko", estime le quotidien Lidove Noviny.
Une Europe pleinement ouverte et démocratique deviendra réalité seulement après la fin du régime totalitaire au Bélarus, a déclaré lundi le président lituanien Valdas Adamkus lors du 3e sommet du Conseil de l'Europe à Varsovie.»Un pays européen manque à ce forum. Ses citoyens reconnaissent les valeurs» défendues par le Conseil de l'Europe, »mais sont privés de la possibilité de les vivre», a déclaré M. Adamkus.
"Le régime d'Alexandre Loukachenko éloigne le peuple bélarusse de la famille des nations européennes libres ainsi que des valeurs démocratiques", a-t-il souligné.
Selon le ministre polonais des Affaires étrangères Adam Rotfeld, "tant que ce système (politique) reste en place au Bélarus, ses chances de rejoindre le Conseil de l'Europe sont nulles».
A la veille du sommet du Conseil de l'Europe, les services de sécurité bélarusses ont arrêté l'ex-député Sergueï Skrebets, opposant au président Loukachenko
Jeudi 19 Mai 2005
Le ministre Polonais des Affaires étrangères Adam Rotfeld a accusé mercredi le régime du président Bélarusse Alexandre Loukachenko de "paranoïa totale"!Car les autorités bélarusses ont décidé d'expulser le premier secrétaire de l'ambassade de Pologne (à Minsk), Marek Bucko.
Sur la photo les manisfestants demandent une Biélorussie sans Loukachenko
(Traduction: Bélarus oui, Loukachenko non)
Photo très saississante je trouve!