Isolée au Bélarus, la culture juive se bat pour sa survie

Isolée au Bélarus, la culture juive se bat pour sa survie
Isolée au Bélarus, la culture juive se bat pour sa survie.


Source : AFP 23 juil. 2008 / Photo AFP Des pierres tombales dans un cimetière de la communauté juive à Minsk

Passant inaperçues à Minsk, au milieu des immeubles de l'époque soviétique, une poignée de pierres tombales éparpillées témoignent de la présence d'une communauté juive au riche passé, dont les derniers vestiges s'évanouissent peu à peu.

Du peintre Marc Chagall au président d'Israël Shimon Peres, plusieurs personnalités nées sur les terres qui constituent le Bélarus actuel ont eu une destinée hors du commun.

Mais pour Iakov Bassine, le désespoir est de mise à la vue des dommages infligés à un monument érigé en 1993 à la mémoire des juifs allemands déportés dans la capitale biélorusse pour y être exterminés pendant la Deuxième guerre mondiale.

Ce ne sont pas tant les croix gammées tracées sur le mémorial qui le désolent que les dommages cumulés dans ce centre de la culture juive que fut Minsk : de la fermeture de synagogues sous l'Union soviétique à l'Holocauste et aux problèmes auxquels continuent de se heurter les juifs sous le régime du président Alexandre Loukachenko.

"Pourquoi le procureur n'entame-t-il pas des poursuites à propos des publications antisémites ou des actes de vandalisme ?", s'interroge ainsi Iakov Bassine.

"Notre encyclopédie passe quasiment sous silence l'Holocauste et il n'y a pratiquement pas un mot à ce sujet dans nos manuels scolaires", ajoute ce codirigeant d'une union d'organisations juives au Bélarus.

Au pouvoir depuis 14 ans, le chef de l'Etat bélarusse, dénoncé par les occidentaux pour le peu de cas qu'il fait des libertés publiques, entretient dans ce domaine la polémique.

Tout en retenant une image positive de l'histoire soviétique et en participant aux défilés commémorant la défaite de l'Allemagne nazie, il a aussi encensé Adolf Hitler, s'est fait un ami du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui prône la destruction de l'Etat hébreu, et s'est récemment attiré les foudres d'Israël pour des commentaires antisémites.

"Si quelqu'un dit que l'antisémitisme prospère au Bélarus ou que nous opprimons la population musulmane ici, ne le croyez pas !", a pourtant lancé M. Loukachenko en octobre.

Ses détracteurs déplorent que le Bélarus ait été jusqu'à oublier le poids de la communauté juive avant guerre dans les grandes villes du pays, où elle représentait de 40 à 70% de la population.

Iakov Bassine maintient que la répression des juifs et des autres minorités se poursuit comme du temps de l'URSS.

L'ambyvalence officielle est palpable concernant un petit musée juif récemment installé dans l'ancien ghetto, près d'un cimetière de la communauté transformé en parc en 1970.

Car les autorités municipales voudraient bien reprendre le bâtiment, loué à l'Etat grâce à un soutien financier allemand, pour y ériger des logements résidentiels, explique le directeur du musée, Kouzma Kozak.

"C'est une maison originale (...) C'était dans le ghetto. Il n'y a rien de tel à Minsk", affirme-t-il, déplorant le manque d'aide de l'Etat.

Dans un centre culturel juif, Mikhail Akkerman, 79 ans, poursuit sans relâche son propre combat, celui pour la survie du yiddish, qu'il parlait dans son enfance et qui, affirme-t-il, était aussi compris par ses voisins non-juifs autrefois.

"Tous les pays de la région perdent quelque chose en n'appréciant pas (à sa juste valeur) le fait que la culture juive locale est une part unique de leur histoire", s'insurge Dovid Katz, un responsable de la communauté juive dans la Lituanie voisine, à Vilnius.
# Posté le jeudi 31 juillet 2008 18:09

Loukachenko s'offre un ex-conseiller de Margaret Thatcher

Loukachenko s'offre un ex-conseiller de Margaret Thatcher
Loukachenko s'offre un ex-conseiller de Margaret Thatcher (presse)



Source : RIA Novosti 07/ 08/ 2008



Les autorités biélorusses ont signé un contrat avec Timothy Bell, spécialiste britannique des relations publiques, pour améliorer leur image de marque internationale, rapporte le quotidien Kommersant.

Interrogé par le journal russe, M. Bell a confirmé avoir signé le contrat à la fin de la semaine passée, se refusant à préciser le montant de ses honoraires ni la durée de ses fonctions. "C'est un contrat commercial, et tous les détails sont strictement confidentiels", a-t-il affirmé.

Ancien conseiller en relations publiques de Margaret Thatcher, dont il a accompagné trois campagnes électorales réussies, Timothy Bell a une renommée internationale dans le monde des médias. Selon le Kommersant, c'est lui qui a aidé à divulguer l'empoisonnement d'Alexandre Litvinenko: les images de l'ex-officier des services secrets russes, mystérieusement décédé à Londres en novembre 2006, ont fait le tour de la presse internationale dans le cadre d'une campagne médiatique ciblée. On sait que Timothy Bell a donné des conseils à l'homme d'affaires russe Boris Berezovski, dont la Russie réclame l'extradition, au gouvernement saoudien et à l'ex-premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra. On lui prête également des liens avec le magnat médiatique Rupert Murdoch et le président ukrainien Viktor Iouchtchenko.

On sait enfin que Timothy Bell a refusé ses services à Robert Mugabe, le président du Zimbabwe, sous prétexte qu'il n'aide jamais ceux dont ils ne partage pas les principes.

"Il est curieux qu'après la première rencontre entre Timothy Bell et le président biélorusse, en mars 2008, on commence à expliquer beaucoup de démarches d'Alexandre Loukachenko par l'influence de l'éminent conseiller. Parmi les efforts visant à assainir l'image de marque, on cite l'apparition publique de M. Loukachenko en compagnie de son fils de 4 ans, Kolia. Jusque-là, l'opinion publique ne connaissait l'existence que de deux fils adultes du président, Viktor et Dmitri", écrit le Kommersant.

Depuis cet été, selon le journal russe, le président Loukachenko se plaît à raconter les histoires de son "petit gars intelligent". Selon ses dires, Kolia, dont la mère est médecin, ne veut rester avec personne d'autre que son père, il accompagne le président deux fois par semaine au sauna et parfois dans ses déplacements en hélicoptère, et il a appris sans moniteur à nager à l'âge de trois ans.

Timothy Bell dément, quant à lui, son implication dans la divulgation de la vie privée du président biélorusse.
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# Posté le lundi 08 septembre 2008 08:28

L'opposition bélarusse nie avoir demandé une table ronde avec Loukachenko

L'opposition bélarusse nie avoir demandé une table ronde avec Loukachenko

Source : Romandie News / ©AFP / 05 août 2008


VARSOVIE - Des responsables de mouvements d'opposition bélarusse ont nié mardi avoir lancé un appel commun à une table ronde avec le président autoritaire Alexandre Loukachenko, comme l'a affirmé la veille un journal polonais.

"Nous n'avons pas appelé à organiser une table ronde" à déclaré au quotidien Rzeczpospolita (droite) le chef du Parti civique unifié Anatol Labedzka.

"La raison est simple, Loukachenko n'est pas prêt à un dialogue avec l'opposition", a-t-il déclaré.

Le quotidien polonais Dziennik (droite) avait publié lundi un article, selon lequel quatre responsables de l'opposition bélarusse, dont M. Labedzka, avaient appelé à des négociations politiques avec le régime pour sauver leur pays contre la "dépendance totale" de la Russie.

Mardi, le journal a reconnu qu'il n'y a pas eu d'appel commun.

"Effectivement, il n'y pas eu d'appel commun", a déclaré à l'AFP Andrzej Talaga, chef du service étranger de Dziennik. "Dans notre article, nous avons utilisé une expression malheureuse. C'est notre faute", a-t-il dit.

"Il a eu quatre déclarations indépendantes de gens qui ont des opinions similaires, et nous les avons citées dans notre article, mais effectivement il n'y a pas eu d'appel commun", a-t-il encore ajouté.

"C'est un message inefficace et nuisible à la cause bélarusse", a déclaré M. Labedzka à Rzeczpospolita.

Dziennik affirmait que l'appel avait été également lancé par l'ancien candidat à la présidence bélarusse Alexandre Milinkevitch, le chef du Front national bélarusse Vintsouk Viatchorka et l'ex-chef de l'Etat bélarusse Stanislav Chouchkevitch.

Ce dernier a également nié mardi avoir réclamé une table ronde.

"Il n'y a pas et il n'y a jamais eu d'appel commun de l'opposition sur l'organisation d'une table ronde. C'est un mensonge", a déclaré M. Chouchkevitch.

L'ancien président polonais Lech Walesa, dont le nom a été cité lundi par Dziennik comme celui d'un possible médiateur d'une table ronde, s'est déclaré mardi, quant à lui, prêt à jouer un tel rôle.

"Je n'aurais pas de problème pour convaincre Loukachenko d'organiser une table ronde", a-t-il déclaré toujours à Dziennik.

Les prochaines élections législatives au Bélarus sont fixées pour le 28 septembre.

Des lois très strictes encadrent les activités des partis politiques au Bélarus, limitant toute opposition réelle au pouvoir du président Alexandre Loukachenko dont la réélection à la tête de l'Etat en 2006 a été dénoncée comme non démocratique par plusieurs organisations internationales et de nombreux pays.

Le régime de M. Loukachenko, qui dirige le Bélarus d'une main de fer depuis 1994, est régulièrement critiqué par l'Occident pour des atteintes aux libertés et aux droits de l'Homme et pour les poursuites d'opposants
.

Après qui devrait précèder :


L'opposition appelle Loukachenko à négocier, pour sauver le Bélarus


Quatre responsables de mouvements d'opposition bélarusse ont appelé lundi le président autoritaire Alexandre Loukachenko à négocier un compromis politique pour sauver leur pays contre la "dépendance totale" de la Russie, dans un texte publié par le journal polonais Dziennik.

Le chef du Parti civique unifié Anatol Labedzka, l'ancien candidat à la présidence Alexandre Milinkevitch, le chef du Front national bélarusse Vintsouk Viatchorka et l'ex-chef de l'Etat bélarusse Stanislav Chouchkevitch ont appelé à la tenue d'une table ronde, à l'instar de celle qui avait conduit en 1989 à un compromis entre le régime communiste et l'opposition en Pologne voisine.

Les opposants ont suggéré la médiation de Lech Walesa, chef historique du mouvement polonais anticommuniste Solidarnosc. "Si nous voulons que le Bélarus reste libre, il faut y penser dès maintenant. Dans deux ou trois ans, cela risque d'être trop tard", a estimé M. Milinkevitch.

"Il suffit que les prix du gaz montent. Ce sera la fin du Bélarus. Nous tomberons totalement dans la dépendance de la Russie. Il faut se réunir pour se mettre d'accord [sur] comment sauver le pays", a-t-il ajouté. "Nous appelons à un compromis qui sauvera le Bélarus contre la Russie", a déclaré Vintsouk Viatchorka. Selon lui, le Bélarus a besoin d'un "médiateur crédible, comme Lech Walesa".

"Parfois, il faut des compromis, avancer à petits pas pour arriver à de grands changements. La tâche n'est pas difficile pour Alexandre Loukachenko: il suffit qu'il assure des élections libres", a dit Stanislav Chouchkevitch. Les prochaines élections législatives au Bélarus sont prévues pour le 28 septembre.

Des lois très strictes encadrent les activités des partis politiques au Bélarus, limitant toute opposition réelle au pouvoir du président Alexandre Loukachenko dont la reélection à la tête de l'Etat en 2006 a été dénoncée comme non démocratique par plusieurs organisations internationales et de nombreux pays.




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# Posté le lundi 08 septembre 2008 08:33
Modifié le lundi 08 septembre 2008 10:24

Le chef de l'opposition libéré

Le chef de l’opposition libéré
Le chef de l'opposition libéré


Source : RFI 17/08/2008 (Photo : AFP)


Alexandre Kozouline est sorti de prison plus tôt que prévu. Condamné à 5 ans et demi de détention, le leader de l'opposition biélorusse a été libéré samedi soir après avoir passé plus de deux ans derrière les barreaux. En 2006, Alexandre Kozouline avait manifesté contre le régime du président Loukachenko.


C'est le prisonnier politique le plus connu de Biélorussie qui a été libéré samedi soir. Alexandre Kozouline est sorti de prison samedi, sa fille a confirmé l'information.

Le chef du Parti social-démocrate biélorusse avait été arrêté en 2006. Candidat à la présidentielle cette année là, il avait surtout participé aux manifestations qui avaient suivi la réélection contestée d'Alexandre Loukachenko.

Tollé dans la communauté internationale

Alexandre Kozouline a donc fait l'erreur il y a deux ans de participer à des mouvements de protestation contre le pouvoir en place à Minsk. Il avait été condamné à 5 ans et demi de prison pour « hooliganisme aggravé et troubles à l'ordre public ».

Ce jugement avait soulevé un tollé à l'époque au sein de la communauté internationale qui avait dénoncé un procès politique. Les Etats Unis avaient même infligé des sanctions économiques au régime d'Alexandre Loukachenko.

Ce dernier craignait en réalité de voir la Révolution orange ukrainienne se propager à la Biélorussie, par contagion.

En libérant Alexandre Kozouline, le chef de l'Etat a donc fini par infléchir sa position. Alexandre Loukachenko cherche aussi à redorer son image à l'approche des élections législatives biélorusses prévue à la fin du mois de septembre.
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# Posté le lundi 08 septembre 2008 08:41

Condoléances biélorusses aux Ossètes

Condoléances biélorusses aux Ossètes


Source : le JDD.fr 13/08/2008


Minsk se rattrape. Le président biélorusse Alexander Loukachenko accusé par Moscou de ne lui avoir apporté qu'un soutien limité dans le conflit russo-géorgien, a présenté mercredi ses condoléances aux victimes et leur a proposé son aide. Mercredi, son service de presse a publié un communiqué affirmant: "Le peuple biélorusse, comme tous les Russes, pleure les victimes de la tragédie et partage les préoccupations de ceux qui ont perdu des proches, leurs maisons et leur gagne-pain".
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# Posté le lundi 08 septembre 2008 08:48