Soutien de la Russie dans le conflit géorgien

Après Loukachenko et Chavez, Assad apporte son soutien à l'opération russe en Géorgie

Source : Romandie News / ©AFP / 21 août 2008

Le président syrien Bachar al-Assad a apporté son soutien à l'opération militaire russe en Géorgie, lors d'une rencontre jeudi à Sotchi, dans le sud de la Russie, avec le président Dmitri Medvedev, ont rapporté les agences russes.

"Je voudrais exprimer mon soutien à la Russie" dans le contexte de la situation en Abkhazie et en Ossétie du Sud (deux territoires séparatistes georgiens) a dit M. Assad cité par Itar-Tass.

"Nous comprenons le fond de la position russe et estimons que sa réaction militaire est une réponse à la provocation géorgienne", a-t-il ajouté.

"Nous apprécions le courage de la Russie, qui a accepté les initiatives internationales et a décidé de retirer ses troupes de la zone du conflit" en Géorgie, a encore déclaré M. Assad, selon Interfax.

Et "nous sommes contre toute tentative visant à dénigrer la Russie ou mal interpréter sa position", a affirmé le président syrien, invité par le président russe dans sa résidence au bord de la mer Noire.

M. Medvedev l'a remercié pour son soutien face à "l'agression géorgienne".

Jusqu'à présent, le président bélarusse Alexandre Loukachenko était le seul dirigeant étranger à apporter son soutien à Moscou dans ce contexte, tandis que le président vénézuélien Hugo Chavez a attribué la responsabilité du conflit à Washington.

La Russie a été vertement critiquée par l'Occident pour son opération militaire massive après l'offensive armée de la Géorgie pour tenter de reprendre par la force son territoire séparatiste pro-russe d'Ossétie du Sud.

M. Medvedev a aussi mis l'accent sur les liens privilégiés qu'entretiennent Moscou et Damas depuis l'époque soviétique.

"Nos relations sont traditionnellement un facteur clé dans les problèmes internationaux actuels les plus compliqués"', a-t-il affirmé.

Les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint l'an passé un milliard de dollars et ont presque doublé au cours des cinq premiers mois de l'année, comparé à la même période de 2007, a indiqué M. Medvedev.

Les deux dirigeants devaient s'entretenir aussi des "problèmes régionaux, en particulier les contacts indirects que nous avons pris récemment avec Israël", a confié M. Assad dans une interview au quotidien russe Izvestia paru jeudi.

Le président syrien effectue en Russie une "visite de travail", au cours de laquelle il doit être question notamment d'achats d'armement par son pays. "Nous sommes intéressés par l'achat d'armes", a déclaré M. Assad à Izvestia.
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# Posté le lundi 08 septembre 2008 09:20
Modifié le lundi 08 septembre 2008 10:29

Droits de l'Homme : L'U E salue la libération des derniers prisonniers politiques en Biélorussie

Droits de l'Homme : L'U E salue la libération des derniers prisonniers politiques en Biélorussie
Droits de l'Homme : L'U E salue la libération des derniers prisonniers politiques en Biélorussie

Source : Fenêtre sur l'Europe

Dans un communiqué publié hier, la présidence française salue, au nom de l'Union européenne, la libération, par les autorités biélorusses des deux derniers prisonniers figurant sur sa liste.


Serguei Parsioukevitch et M. Andrei Kim ont été libérés le 20 août dernier. Cette libération fait suite à celle de cinq prisonniers politiques au début de cette année et à celle, plus récente, de M. Kozouline. Désormais plus aucun prisonnier politique internationalement reconnu n'est incarcéré en Biélorussie.

L'Union européenne a, à maintes reprises, affirmé qu'elle considérait la libération de tous les prisonniers politiques comme un pas significatif vers l'adhésion de la Biélorussie aux valeurs fondamentales de démocratie, de respect des droits de l'Homme et de l'Etat de droit.

Cette évolution pourrait offrir à l'Union la perspective d'une reprise progressive du dialogue avec les autorités biélorusses et la possibilité d'une révision des mesures restrictives qu'elle a décidées à l'encontre de la Biélorussie.

L'Union européenne rappelle à cette occasion l'importance qu'elle accorde à ce que les élections législatives du 28 septembre prochain se déroulent conformément aux standards internationaux et européens afin de donner une nouvelle impulsion à sa relation avec la Biélorussie.
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# Posté le lundi 08 septembre 2008 09:40

Vassili Nesterenko est mort !

Vassili Nesterenko est mort !
Vassili Nesterenko est décédé...

Source : LE MONDE | 30.08.08 |


Ce qui frappait chez Vassili Nesterenko, à chaque rencontre, c'était l'intensité de sa volonté, la focalisation de son énergie sur le but qu'il s'était fixé. La même passion tenace qu'il avait consacrée à ses recherches sur l'énergie nucléaire, en tant que savant officiel et brillant de l'ère soviétique, il l'avait tournée vers l'observation des conséquences de l'accident de Tchernobyl sur les populations des régions environnantes, devenant un paria du régime autocratique du président biélorusse, Alexandre Loukachenko. Mais son obstination a permis que les victimes de Tchernobyl ne soient pas oubliées. Il est mort le 25 août à Minsk, après une opération de l'estomac.


Vassili Nesterenko est né en 1934, dans le village Krasny Kout, en Ukraine. En dehors d'un parcours académique impeccable, on sait peu de chose de la jeunesse d'un homme peu enclin à s'épancher, et rapidement intégré au complexe militaro-industriel soviétique

Diplômé de l'université de technologie en 1958, Vassili Nesterenko entre à l'Académie des sciences de Biélorussie en 1963. Il commence alors à piloter un programme de recherche secret, consistant à mettre au point une mini-centrale nucléaire destinée à alimenter en énergie les missiles mobiles SS-20 et SS-25. Il a raconté ce travail dans un entretien publié dans Les Silences de Tchernobyl (Galia Ackerman, Guillaume Grandazzi et Frédérick Lemarchand, éditions Autrement, 2006) : "J'ai invité les meilleurs spécialistes venant des quatre coins de l'URSS à rejoindre mon équipe (...). Nous avons organisé des laboratoires de recherche, un bureau de construction et une production expérimentale. En 1972, j'ai été nommé constructeur général de l'armée. Et vers 1985, en pleine "guerre des étoiles", notre travail a porté ses fruits : la centrale nucléaire de l'armée a vu le jour. L'idée était simple. Cette centrale pouvait être déplacée n'importe où dans quatre camions ou hélicoptères dont l'un était affecté au transport du réacteur nucléaire." M. Nesterenko nous avait précisé que le réacteur, dont deux exemplaires ont été fabriqués, avait fonctionné pour la première fois le 23 mars 1986 (Le Monde du 24 avril 2006). Un mois plus tard, la catastrophe de Tchernobyl se produisait.


Tracasseries administratives


Officiel et scientifique soviétique, Nesterenko était des mieux placés pour comprendre l'ampleur de l'événement. Dans les jours suivant l'accident, il survola en hélicoptère la centrale radioactive et prôna le premier l'évacuation de la zone entourant la centrale. Il se révéla qu'il avait raison, mais sa vigilance dénuée de préoccupations politiques lui fit perdre ses postes officiels.

Il allait alors se consacrer à analyser les conséquences sanitaires des retombées radioactives de Tchernobyl, qui se sont produites pour une grande partie sur le tiers sud-est de la Biélorussie. Avec l'aide d'ONG occidentales, il fondait en 1990 l'institut indépendant Belrad. Les talents de physicien et d'organisateur de Vassili Nesterenko ont permis à Belrad de mener des campagnes approfondies sur les enfants des régions contaminées. Avec des minibus équipés d'appareils de mesure, Belrad a sillonné les campagnes pour évaluer les doses reçues par les enfants.

Nesterenko a ainsi démontré la persistance de la contamination radioactive des habitants, entretenue par l'alimentation (champignons, lait, baies de la forêt). Ce travail, qui a abouti au recueil de près de 200 000 enregistrements, a fini par être reconnu du bout des lèvres par la communauté des radiotoxicologues.

Mais Nesterenko s'est toujours heurté aux réticences officielles, tant à l'étranger que dans son pays. "Le lobby atomique international ne veut pas reconnaître les dimensions de la catastrophe chez nous, parce que si on les reconnaissait, l'énergie atomique n'aurait plus le droit à l'existence", expliquait-il au documentariste Vladimir Tchertkoff (auteur du Crime de Tchernobyl, Actes Sud, 2006).

Le gouvernement biélorusse menait la vie dure à Belrad, sans arrêt sujet à des tracasseries administratives. Cette lutte incessante a fini par épuiser Nesterenko. Rien ne serait plus absurde que les données accumulées par ce scientifique valeureux soit perdues après sa disparition.






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2 décembre 1934

Naissance

en Ukraine

1963

Entre à l'Académie des sciences de Biélorussie

1986

Recommande l'évacuation de la région de Tchernobyl

1990

Fonde l'Institut Belrad

25 août

Mort à Minsk
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# Posté le lundi 08 septembre 2008 09:51

L'UE envisage de lever ses sanctions contre le Bélarus.

L'UE envisage de lever ses sanctions contre le Bélarus.
L'UE envisage de lever ses sanctions contre le Bélarus

Source : Romandie News / ©AFP / 06 septembre 2008

AVIGNON (France) - Poussés par la Pologne, les pays européens envisagent de lever leurs sanctions contre le Bélarus, après la libération de trois prisonniers politiques en août et alors que ce pays est pressé par Moscou de reconnaître l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud.

Interrogé après une réunion avec ses homologues de l'UE à Avignon pour savoir s'il y avait un "consensus" des 27 sur cette question, le ministre polonais des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski a répondu: "ça, c'est sûr!".

"Mes arguments et mes propositions ont été encouragés par (le diplomate en chef de l'UE) Javier Solana et la commissaire (européenne aux Relations extérieures Benita) Ferrero-Waldner et acceptées de manière générale", a-t-il assuré.

"La situation a changé, parce que les autorités (bélarusses) ont pris un certain nombre de décisions qui remplissent nos conditions, c'est-à-dire la libération des prisonniers politiques et des signes que les prochaines élections (législatives du 28 septembre) seront moins bidon que les précédentes", qui avaient conduit l'UE à renforcer ses sanctions, a justifié le ministre polonais.

Les ministres devraient discuter de cette levée des sanctions lors de leur prochaine réunion le 15 septembre à Bruxelles et recevoir, en marge de cette réunion, leur homologue bélarusse, a-t-il précisé.

"A la lumière de cette rencontre et de la conduite des prochaines élections, nous pourrions aller vers la levée des sanctions", a souligné M. Sikorski.

La commissaire Ferrero-Waldner a confirmé qu'elle était "favorable" aux propositions de Varsovie, estimant que c'était à l'UE "de faire un geste" après la libération des prisonniers.

Elle a néanmoins souligné qu'on "ne peut pas changer la relation" avec ce pays avant les législatives, dont l'UE attend qu'elles confirment le "mouvement" de ce pays vers la démocratie.

"Mais nous pourrions envoyer un signal que nous sommes prêts", a-t-elle indiqué, en évoquant la possibilité de réduire les tarifs des visas d'entrée dans l'UE pour les citoyens bélarusses.

Le chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt a lui évoqué la possibilité de lever certaines sanctions, mais pas toutes.

"Nous avons des restrictions politiques importantes et nous sommes en train d'en examiner certaines", a-t-il indiqué.

40 personnalités bélarusses, dont le président Alexandre Loukachenko, sont interdites d'entrée dans l'UE suite à l'élection présidentielle de mars 2006 jugée non conforme aux "normes électorales internationales", et leurs avoirs sont gelés.

Les autorités de cette ex-république soviétique, dirigée d'une main de fer par Alexandre Loukachenko depuis 1994, ont libéré le mois dernier trois importants prisonniers politiques.

Plusieurs responsables européens ont laissé entendre qu'il était opportun de tendre la main au Bélarus alors que ce pays est "sous forte pression russe" pour reconnaître rapidement l'indépendance de l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, selon l'Estonien Urmas Paet.

Le Nicaragua est actuellement le seul pays à avoir suivi Moscou sur cette décision, qualifiée d'"inacceptable" par les Occidentaux.

Les Etats-Unis envisagent eux aussi de lever les mesures prises contre ce pays qu'ils ont par le passé qualifié de "dernière dictature d'Europe".

Ils ont prévenu la semaine dernière le Bélarus que la bonne tenue des élections législatives de septembre serait un élément "important" pour une éventuelle levée de leurs sanctions économiques.
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# Posté le lundi 08 septembre 2008 10:09

La Biélorussie refuse de faire partie de la Fédération de Russie

La Biélorussie refuse de faire partie de la Fédération de Russie
La Biélorussie refuse de faire partie de la Fédération de Russie (Loukachenko)


Source : RIA Novosti 08/ 09/ 2008



Le président biélorusse Alexandre Loukachenko s'est déclaré hostile à l'idée d'une intégration de son pays au sein de la Fédération de Russie, dans une interview accordée lundi à la presse régionale russe.

"Ni la Biélorussie ni la Russie n'en ont besoin, sinon la Russie perdra un allié fiable", a-t-il indiqué.

Le président biélorusse a évoqué les relations qui existaient entre l'URSS et la Bulgarie, qui a failli devenir une république soviétique. "Les dirigeants soviétiques ont alors fait preuve de sagesse. Pourquoi se priver d'un allié sur la scène internationale, pourquoi se priver d'une voix aux Nations Unies et au sein d'autres organisations?" a-t-il expliqué.

Selon M. Loukachenko, la Russie et la Biélorussie ont beaucoup oeuvré pour bâtir un Etat commun, mais cette construction est actuellement au point mort.

"La conjoncture internationale nous poussera prochainement à revenir sur ce problème, à l'examiner sérieusement et à dire aux gens ce que nous avons l'intention de faire", a-t-il indiqué.
# Posté le lundi 08 septembre 2008 10:15