Chine/Biélorussie même combat!

Chine/Biélorussie même combat!
Deux dictatures qui ferment mutuellement les yeux sur leurs conneries réciproques pour afficher un semblant de normalité pour ce qui ne l'est pas!

M.Zeng (vice-président chinois) a également indiqué que le gouvernement chinois apprécie le soutien biélorusse à la politique d'une seule Chine, et qu'il est reconnaissant au gouvernement biélorusse de son soutien sur les questions de Taiwan et du Tibet.

# Posté le mercredi 07 septembre 2005 12:50

Biélorussie bouge toi!

Biélorussie bouge toi!
En Biélorussie, la répression s'accroît contre l'opposition et la presse indépendante.

LE MONDE | 07.06.05 | 14h20


Le prévenu Nikolaï Statkevitch, le poing levé, est extrait de la salle d'audience. "C'est un procès politique. Le régime veut purger la scène politique avant l'élection présidentielle de 2006" , vient-il de déclarer à la cour. Ultime et vain geste de défiance de la part du chef du Parti social-démocrate de Biélorussie, jugé pour trouble à l'ordre public.

Le juge, lui, a sous le coude la preuve qu'il veut indiscutable de sa culpabilité et de celle son co-prévenu, Pavel Severinets, chef de l'organisation d'opposition Jeune front. Leur manifestation a retardé de vingt et une minutes les services de bus dans le centre-ville ! Le verdict tombe le 1er juin : trois ans de travaux forcés, ramenés à deux ans en vertu d'une grâce partielle accordée en l'honneur du 60e anniversaire de la fin de la grande guerre patriotique. Cynique mansuétude.

A l'automne 2004, Nikolaï Statkevitch et Pavel Severinets avaient rassemblé une centaine de manifestants au lendemain des élections législatives et du référendum du 17 octobre, jugés "loin d'être libres et équitables" par la communauté internationale. Ils protestaient pacifiquement contre les manipulations du régime qui n'accordaient aucun siège à l'opposition, modifiaient la Constitution pour permettre au président Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, de se représenter en 2006 et théoriquement d'aligner autant de mandats que bon lui semblera.

"Dès qu'une tête dépasse, le pouvoir la coupe" , dénonce Hary Pahaniaila, vice-président du comité Helsinki de Biélorussie, qui s'inquiète du "renforcement des ministères de force" (intérieur, défense). Peu de temps avant ce procès, Mikhaïl Marinitch, ancien ministre et figure de l'opposition démocratique, avait écopé de cinq ans de prison pour des raisons aussi arbitraires. Pour avoir appelé à renverser le président, l'ancien député Andreï Klimau croupit dorénavant dans les geôles biélorusses en attendant son procès. Voilà pour la méthode douce. Car dans les mois précédant l'élection présidentielle de 2001, quatre opposants ont physiquement disparu.

La répression ne touche pas que la politique. Iossif Seredich, rédacteur en chef du quotidien Narodnaya volya ("La volonté du peuple" ) "ne compte plus les procès ni les obstructions techniques nous empêchant de sortir le journal" . Ce petit homme survolté que l'on dirait au bord de la crise cardiaque vit sous la menace d'une amende de plusieurs centaines de milliers d'euros qui ruinerait l'un des derniers quotidiens indépendants.

"La campagne électorale de 2001, durant laquelle les journaux ont dénoncé la corruption du pouvoir et enquêté sur les disparitions, a lancé le signal de la répression" , rappelle Janna Litvina, présidente de l'Association des journalistes biélorusses (BAJ). Le scrutin de 2004 lui a donné un nouvel élan. Vingt-cinq journaux ont été interdits. Les télévisions ukrainiennes ont disparu des écrans. Enfin, la plupart des ONG ont été poussées dans l'illégalité par les persécutions administratives.


"APPAREIL DE PROPAGANDE"


Dans le même temps, "l'appareil de propagande tourne à plein régime" , constate Janna Litvina. Le quotidien Sovietskaya Bieloroussiya, contrôlé par l'administration présidentielle, tire chaque jour plus que ne peuvent le faire en une semaine les vingt et un autres journaux généralistes du pays. "Il ressasse trois idées : l'Occident nous veut du mal, voire la guerre, on ne peut compter que sur la Russie, et il n'existe pas d'alternative au régime de Loukachenko" , explique Janna Litvina. Et pour le vice-président du comité Helsinki, Hary Pahaniaila, le bourrage de crânes fonctionne. "Le régime, dit-il, a réveillé la peur existant au temps des Soviétiques" dans ce pays où, cas unique dans l'ex-URSS, le KGB a conservé son nom et ses structures.
Une jeune femme farouchement anti-Loukachenko fait profil bas. "Tout ce que je veux, c'est poursuivre mes études de droit à l'étranger" , explique-t-elle. Mais ça non plus n'est pas simple. Ex-étudiante d'une université fermée par le régime en août 2004 parce que jugée trop libérale, elle ne pourra partir qu'avec l'accord du ministre de l'éducation, une mesure en vigueur depuis le 1er janvier et destinée à limiter les départs vers un Occident subversif. "Les jeunes risquent d'être renvoyés de la faculté, leurs parents de leur travail, et ils ne croient pas dans une opposition qu'ils ne connaissent pas" , regrette Alexandre Atrochtchankau, activiste de Zoubr (Bison), une réplique des mouvements de jeunes tels Otpor en Serbie et Pora en Ukraine. "A cause de la peur, nous perdons nos sympathisants" , explique-t-il. Et ce qui est vrai à Minsk est pire en province.

Une poignée d'optimistes veulent pourtant croire que "le durcissement du régime est un signe de faiblesse" . Sergueï Lisichonak le pense. Ce vice-président de Jeune front (membre des jeunes chrétiens-démocrates européens) plaide pour la "révolution" . Exclu de l'université pour raison politique, sans travail dans un pays où l'Etat emploie 80 % de la population active, il annonce que le "grand soir" interviendra après l'élection de 2006. "Loukachenko fraudera massivement. Préparons-nous à défendre les vrais résultats dans la rue, et ce sera le début de la fin de la dictature."


SYSTÈME VERROUILLÉ


Les exemples de l'Ukraine, de la Géorgie ou de la Serbie, où des régimes autoritaires ont été balayés par la rue et les urnes, ont éclairé l'horizon des opposants. Sans aveuglement. "Ils savent que le système est ici beaucoup mieux verrouillé" , constate un diplomate occidental. De plus, les déclarations de l'Union européenne et des Etats-Unis contre "la dernière dictature d'Europe" ne se traduisent que par une aide très limitée, et qui irrite déjà Moscou. "Les Russes disent : "Loukachenko est un fils de p... mais c'est notre fils de p..."" , ironise Sergueï Kaliakine, premier secrétaire du Parti communiste.

Pourtant, selon l'Institut indépendant d'études socio-économiques et politiques (Iiseps), la popularité de "Batka" , le Père, comme on surnomme Loukachenko dans les campagnes, a du plomb dans l'aile. Selon l'Iiseps, seul un tiers des 10 millions de Biélorusses soutiendraient le charismatique ancien directeur de kolkhoze catapulté à la présidence, contre plus de 50 % en 2001. "Le fossé entre la propagande et la réalité se creuse" , explique Oleg Manaev, le directeur de cet institut que le pouvoir cherche à fermer, "parce qu'aucune dictature n'aime la vérité" .

La difficulté de l'opposition est "de briser la spirale du silence qui fait que les gens ont peur de manifester parce qu'ils pensent être minoritaires" ,
constate Sergueï Kaliakine, membre de la coalition anti-Loukachenko "5 +" . L'opposition a des ressources financières limitées, faute d'oligarques locaux prêts à défier le pouvoir. Elle n'a quasiment pas accès aux médias. Elle se prépare donc à une campagne de proximité et surtout à choisir, en septembre, un candidat unique.

Ensuite ? Sergueï Kaliakine compte : "Il y a environ 30 000 activistes démocrates dans le pays, c'est une masse critique pour le pouvoir qui ne peut pas tous nous emprisonner. Si seulement 10 % des gens descendent dans les rues en 2006, on pourra faire bouger les choses." Anatoli Lebedko, président du Parti civique uni, qui se présente comme le futur "candidat des optimistes" au scrutin de 2006, approuve. "Si nous sommes suffisamment nombreux, une partie de la nomenklatura changera de bord, l'armée n'osera pas tirer" , dit-il. Un proverbe biélorusse l'assure : "L'espoir meurt en dernier" .


Source: Christophe Châtelot
Article paru dans l'édition du 08.06.05






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# Posté le mercredi 07 septembre 2005 13:08

Modifié le jeudi 15 septembre 2005 06:38

Loukachenko... un nouveau pays lui est interdit!

Loukachenko... un nouveau pays lui est interdit!
]Alexandre Loukachenko, « persona non grata » en Géorgie

Tbilissi, le 11 juin - La présidente du parlement géorgien, Nino Burjanadze, a sévèrement condamné l'initiative du président biélorusse Alexandre Loukachenko de rétablir, en violation du traité de 1992 sur la libre circulation des ressortissants des pays de la CEI (Communauté des états indépendants), les visas pour les citoyens géorgiens.

C'est sous couvert de lutte contre le crime organisé que le président biélorusse a annoncé cette mesure à l'encontre des citoyens géorgiens. Du côté géorgien cette décision est perçue comme une vengeance contre l'orientation résolument pro-occidentale du président géorgien Mikhaïl Saakashvili qui ne manque pas une occasion d'appeler de ses v½ux une transition démocratique en Biélorussie à l'occasion des élections qui se profilent à l'horizon 2006.

La présidente du Parlement géorgien considère que « d'un côté, la déclaration du président Loukachenko ne mérite aucun commentaire » mais que « d'un autre côté la Géorgie ne peut pas rester sans réagir ». C'est ce qui devrait être fait dans le courant de la semaine à venir par l'adoption d'une résolution qui réaffirme les dispositions du traité de 1992 mais qui bannit l'entrée du territoire géorgien au président biélorusse.


Par Renaud FRANCOIS, Source: Armenpress et Civil.Ge

Dépêche publiée le 12/06/2005

# Posté le mercredi 07 septembre 2005 13:36

Modifié le jeudi 27 mars 2008 09:21

Union-Européenne / Biélorussie

Union-Européenne / Biélorussie
Déclaration PESC
Déclaration de la Présidence au nom de l'Union européenne sur les événements récents au Belarus

Domaine politique : Affaires générales et Relations extérieures


L'Union européenne est particulièrement préoccupée par la répression grandissante des forces politiques de l'opposition, de la société civile, des syndicats et des media indépendants au Belarus.

L'UE condamne les arrestations et les procès motivés politiquement, à savoir en particulier ceux de MM. Skrebets, Statkevich, Severinets, Klimov, Bandajevski, Marinitch, Levonevski et Vasiljev. L'UE demande le respect de l'Etat de droit et la mise en liberté immédiate des personnes susnommées. L'UE perçoit ces actions en tant que tentatives du régime pour éliminer des opposants potentiels du Président Loukachenko en vue des prochaines élections présidentielles.

L'UE regrette le langage anti-occidental employé de plus en plus souvent dans les media contrôlés par l'Etat ainsi que dans les déclarations publiques. Elle est préoccupée par les tendances auto-isolationnistes du Belarus.

L'UE note également avec consternation les efforts grandissants du régime pour perturber les activités des partis politiques et des ONG.

L'UE lance un appel aux dirigeants du Belarus de mettre un terme à ces actions, qui constituent un obstacle au développement des relations entre l'UE et le Belarus.

L'UE réitère sa disposition pour la mise en ½uvre d'un dialogue avec le Bélarus sur le développement graduel des relations bilatérales, dès que les autorités du Belarus auront démontré par des actions concrètes leur volonté sincère de s'impliquer à nouveau dans le dialogue avec la communauté internationale.

L'UE rappelle son engagement pour une assistance en faveur de la société civile et de la population du Belarus et poursuivra la discussion sur l'adoption d'éventuelles mesures additionnelles dans ce but.

La Bulgarie et la Roumanie, pays en voie d'adhésion, la Turquie et la Croatie*, pays candidats, l'Albanie, l'ancienne République yougoslave de Macédoine, la Bosnie-Herzégovine et la Serbie-Monténégro, pays du processus de stabilisation et d'association et candidats potentiels, l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège, pays de l'AELE membres de l'Espace économique européen, ainsi que l'Ukraine et la Moldavie, se rallient à cette déclaration.


* La Croatie continue à participer au processus de stabilisation et d'association.

Date de publication : 14-06-2005
Source: Présidence luxembourgeoise de l'Union européenne

# Posté le mercredi 07 septembre 2005 13:47

Modifié le mercredi 07 septembre 2005 19:10

Liberté sur internet menacée!

Liberté sur internet menacée!
Tout en plaidant pour le développement des technologies numériques dans son pays, le président Alexandre Loukachenko a initié une surveillance étroite d'Internet.

Les internautes biélorusses soupçonnent le régime d'exercer un contrôle strict sur les connexions via la procédure de "certification" de tout modem mis en utilisation. Cette procédure de vérification du matériel, exigée par le ministère des Communications, dure au minimum une semaine. L'Etat exerce un monopole sans partage à travers Beltelekom, le principal opérateur public. Si plusieurs fournisseurs d'accès privés sont apparus, tels Global one, filiale de l'opérateur américain Sprint, ou Open Contact, ils sont, en réalité, relayés par Belpak (la division Internet de Beltelekom). Pour obtenir une licence, il est nécessaire de s'engager à utiliser le réseau Beltelekom, d'accepter des "inspections techniques" impromptues des inspecteurs du ministère des Communications et de lui fournir chaque année la liste de ses abonnés. Les providers s'engagent par ailleurs à ne pas échanger de trafic les uns avec les autres. Les sites d'informations indépendants ne font l'objet d'aucune censure. Probablement parce que l'audience d'Internet est encore limitée en Biélorussie. Le 22 mai 2002, le Parlement a fini par rejeter un projet de loi sur la "sécurité de l'information", dénoncé par l'Association des journalistes biélorusses (BAJ) comme renforçant le contrôle des autorités sur le contenu et la circulation de l'information. Le 5 novembre, la police a interrogé Iulia Doroshevich et Andrey Pachobut, deux journalistes du quotidien Pagonya, interdit en 2001, au sujet de la version Internet de la publication, toujours accessible. Le rédacteur en chef de Pagonya et un de ses journalistes ont purgé, de septembre 2002 à mars 2003, des peines de travaux forcés pour avoir "insulté" le président Loukachenko dans un article.

# Posté le mercredi 07 septembre 2005 13:49

Modifié le mercredi 07 septembre 2005 19:09